1792 - "Le voile levé pour les curieux..." (Hiram et Jacques de Molay)



Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay sur le bûcher, 
enluminure provenant des Grandes Chroniques de France


HIRAM ET JACQUES DE MOLAY



On sait que certains auteurs ou historiens suggèrent que la légende d’Hiram est une sorte de calque de la mort du dernier grand-maître de l’Ordre du Temple, mis au bûcher par ordre de Philippe le Bel le 18 mars 1314. Ce qui pour d’autres encore constitue le lien  historique et symbolique entre l’Ordre du Temple et la Franc-Maçonnerie, tout au moins celle des « hauts-grades » de la Maçonnerie dite spéculative…


(On retrouve une association semblable dans le Compagnonnage, où "Maître Jacques" est identifié par certains à Jacques de Molay). 

En un mot comme en cent, Hiram et Jacques de Molay seraient une seule et même personne, ce dernier étant bien sûr, puisqu’ayant réellement vécu, le « vrai » modèle du 3è degré de la Maçonnerie bleue.

Et notamment, on retrouve dans certains hauts-grades du REAA, ainsi qu’à la Stricte Observance Templière autrefois et au RER – son actuel successeur -, cette « tendance templière » caractéristique.

Je vous propose ci-après un bref extrait d’un ouvrage maçonnique publié en 1792, où un accord symbolique est bien réalisé entre Hiram et le grand-maître du Temple, mais qui incite assez nettement à distinguer les deux personnages…

L.A.T.




LE VOILE LEVÉ POUR LES CURIEUX, 

ou

LE SECRE T
DE LA RÉVOLUTION DE FRANCE  REVELE,
A L'AIDE DE LA FRANC-MAÇONNERIE.

Nouvelle Edition.
Paris, chez Chapart
1792

(page 64)






10°. La mort d'Hiram et le changement du mot de maître vous apprennent qu'il est difficile d'échapper aux pièges que l'ignorance tend tous les jours aux hommes les plus vertueux ; mais qu'il faut se montrer aussi ferme que le fut notre vénérable Hiram , qui aima mieux être massacré que de sa rendre à la persuasion de ses assassins. Vous devez vivre et mourir pour soutenir les droits par lesquels on acquiert le souverain bien.

On voit ici pourquoi on fait maintenant le serment de vaincre ou mourir. Il faut défendre la vérité qu'on. a jurée au péril de sa vie. La mort d'Hiram et celle du grand-maître des Templiers sont de grands modèles pour les francs-maçons.